Notre-Dame de Lumières

jeudi 28 avril 2016


Notre-Dame de Lumières
à Goult (Vaucluse)
Chaque année pour les fêtes mariales du 15 août du 8 septembre et du 8 décembre



Entre Apt et Cavaillon, relevant du village de Goult, dans le Vaucluse, le hameau de Lumières, est un lieu de pèlerinages depuis le XVIIe siècle, avec le sanctuaire et la chapelle qui y furent alors construits, sur les bases de deux anciennes chapelles, l’une dédiée à saint Michel, l’autre à la Vierge Marie.

C’est là qu’en 1661 apparurent de miraculeuses lumières, qui guérirent d’une maladie d’intestin persistante un habitant de Goult, Antoine de Nantes, dit Jalleton. Ces lumières, vues de maints villageois, entouraient l’apparition d’un « très bel enfant rayonnant de lumière », que l’on prit pour l’Enfant Jésus Lui-même. Ultérieurement, les religieux et fidèles firent de Lumière un pèlerinage à Marie.Deux ans plus tard, un sanctuaire y fut élevé et, en 1699 dédié par Mgr Jean-Baptiste de Sade, évêque de Cavaillon, à Notre-Dame de l’Éternelle Lumière ou plus brièvement nommé Notre-Dame de Lumières.

Le Père Michel du Saint-Esprit, Carme réformé du couvent voisin de Saint-Hilaire, fut à la fois le premier historien de ce pèlerinage et le premier gardien de ce sanctuaire. L’ouvrage du Père Michel du Saint-Esprit, qui s’ouvre également à la vie religieuse en Provence au XVIIe siècle, témoigne des nombreux miracles alors répertoriés, deux cents entre juin 1663 et janvier 1666.

La révolution dispersa les carmes alors présents et fit procéder à la vente du sanctuaire, qui put cependant être racheté ultérieurement par Mgr Eugène de Mazenod, évêque de Marseille. En 1837, le sanctuaire fut confié aux Oblats de Marie, fondés par saint Eugène de Mazenod. Les pèlerinages reprirent et la Vierge de Lumières fut solennellement couronnée en 1864.

Le sanctuaire, très lumineux, comporte des vitraux représentant la Vierge Marie, la statue de Notre-Dame de l’Eternelle Lumière, ainsi qu’une statue de saint Eugène de Mazenod.

C’est toujours un lieu de pèlerinage où la statue d’une Vierge Noire est chaque année montée en procession, le 15 août, jusqu’à Saint-Michel de la Baume. Un pèlerinage a lieu également pour le 8 septembre, fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie, et le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Un haut-lieu à honorer de votre présence, à découvrir lors de l’un de ces pèlerinages.

Programme

« Au sanctuaire Notre-Dame de Lumière, les Oblats de Marie vous accueillent : célébrations quotidiennes, groupes bibliques, ou accueil de groupes sur demande.

• Horaire des Messes :

En semaine : 11h30 à la Crypte

Le dimanche :

8h à la Crypte
11h au Sanctuaire
18h30 à la Crypte : du 15 juin au 15 septembre

• Sacrement de la réconciliation : (ou dialogue)
Du mardi au samedi : de 15h à 17h

• Groupes Bibliques : 2 possibilités (2 fois chacun par mois)

  • Étude d’un livre de la Bible - en 2015-2016 : lecture continue du Livre de Daniel, avec le Père Serge : Mardi 15h et Jeudi 18h

Mardi 10 mai à 15h ou jeudi 12 mai à 18h
Mardi 24 mai à 15h ou jeudi 26 mai à 18h
Mardi 7 juin à 15h ou jeudi 9 juin à 18h
Mardi 21 juin à 15h ou jeudi 23 juin à 18h

  • Partage de l’évangile du dimanche, avec le Père Philippe : Mardi 15h et Jeudi 18h

Mardi 3 mai à 15h - Jeudi 5 Mai : Fête de l’Ascension
Mardi 17 mai à 15h ou jeudi 19 mai à 18h
Mardi 31 mai à 15h ou jeudi 2 juin à 18h
Mardi 14 juin à 15h ou jeudi 16 juin à 18h
Mardi 28 juin à 15h ou jeudi 30 juin à 18h

• Autres rencontres :

  • On accueille également des groupes de jeunes encadrés par leurs catéchistes ou animateurs, pour une journée de réflexion-prière et détente bien sûr, à partir de l’histoire du sanctuaire.

Cela peut être de 10h à 16h avec pique-nique tiré du sac… ou différemment.
Contact : Père Philippe 04 90 72 49 75 ou 06 66 69 03 80.

  • Rencontres C.P.M. (Préparation au Mariage.)
    Contactez : Le curé de votre paroisse »
Les Oblats de Marie

« Fondés en 1816 par le Père Eugène de Mazenod à Aix-en-Provence, les Oblats sont aujourd’hui présents sur tous les continents. La Congrégation compte plus de 4000 oblats. Son but est exclusivement missionnaire, à l’étranger ou dans le pays d’origine. Les oblats s’occupent plus particulièrement de la première évangélisation. Voilà pourquoi ils se situent souvent « aux frontières » de l’Eglise. Normalement, quand l’Eglise a pris racine quelque part, les oblats vont ailleurs pour recommencer. En France, ils sont présents dans les banlieues (Orly), les pèlerinages (Pontmain, Lumière, Neunkirch), les aumôneries de jeunes et les aumôneries d’hôpitaux, et partout où on les appelle.

Les Oblats sont arrivés à Lumière en 1837 ; ils y sont toujours, après une éclipse au moment des expulsions.

Une parole du Fondateur, St Eugène de Mazenod : « Celui qui voudra être des nôtres, devra brûler du désir de sa propre perfection, être enflammé d’amour pour NS Jésus-Christ et son Eglise, d’un zèle ardent pour le salut des hommes… Chez nous, qu’on brûle ou qu’on s’en aille ! »

La maison des Oblats dispose de quelques chambres. »

Eugène de Mazenod (1782-1861)
Évêque de Marseille, fondateur de la congrégation des Oblats de Marie Immaculée

« CHARLES-JOSEPH-EUGÈNE DE MAZENOD vit le jour dans un monde en pleine et rapide évolution. Né à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, le premier août 1782, il paraissait assuré d’une brillante carrière et d’une certaine aisance de par sa famille qui était de la petite noblesse. Les bouleversements de la révolution française allaient changer cela pour toujours. Eugène n’avait encore que huit ans quand sa famille dut fuir la France en abandonnant ses biens derrière elle. La famille commençait alors un long et pénible exil qui allait durer onze ans.

  • Les années en Italie

La famille de Mazenod, partit en exil en Italie, passant d’une cité à une autre. Le père, qui avait été Président de chambre au Parlement d’Aix, fut contraint de s’adonner au commerce pour faire vivre sa famille. Il se montra si peu habile en affaire qu’au bout de quelques années sa famille était proche de la détresse. Eugène étudia quelque peu au Collège des Nobles à Turin mais l’obligation de partir pour Venise allait marquer pour lui la fin d’une fréquentation scolaire normale. Un prêtre, Don Bartolo Zinelli, qui était proche de la famille de Mazenod, entreprit de travailler à la formation du jeune émigré. Don Bartolo donna à Eugène une éducation fondamentale imprégnée du sens de Dieu et du désir d’une vie de piété qui devaient l’accompagner pour toujours malgré les hauts et les bas de son existence. Un nouveau déplacement, vers Naples cette fois, engendra une période d’ennui doublée d’un sentiment d’impuissance. La famille changea de nouveau, et cette fois se rendit à Palerme, où grâce à la bonté du Duc et de la Duchesse de Cannizzaro, Eugène goûta pour la première fois à la vie de la noblesse qu’il trouva agréable. Il prit le titre de « Comte de Mazenod », s’initia aux habitudes de cour et se mit à rêver à un brillant avenir.

  • Le retour en France : la Prêtrise

En 1802, à l’âge de 20 ans, Eugène put retourner dans son pays. Tous ses rêves et ses illusions s’évanouirent rapidement. Il n’était que le « Citoyen » Mazenod. La France avait beaucoup changé. Ses parents s’étaient séparés. Sa mère essaya de récupérer le patrimoine familial. Elle était aussi très préoccupée de marier Eugène à une plus riche héritière. Il devint pessimiste face à l’avenir qui s’offrait à lui. Mais son souci spontané des autres, joint à la foi qu’il avait développée à Venise commencèrent à s’affirmer. Il fut profondément peiné par la situation désastreuse de l’Église de France qui avait été provoquée, attaquée et décimée par la révolution. L’appel au sacerdoce commença à se manifester en lui et Eugène répondit à cet appel. En dépit de l’opposition de sa mère, il entra au Séminaire Saint-Sulpice à Paris et le 21 décembre 1811 il fut ordonné prêtre à Amiens.

  • Les engagements apostoliques : Oblats de Marie Immaculée

Revenant à Aix-en-Provence, il ne prit pas la charge d’une paroisse, mais commença à exercer son ministère en se souciant tout spécialement d’aider spirituellement les plus pauvres : les prisonniers, les jeunes, les employés, les gens des campagnes. Souvent, Eugène fut en butte à l’opposition du clergé local. Mais bientôt il trouva d’autres prêtres également remplis de zèle et prêts à sortir des sentiers battus. Eugène et ses compagnons prêchèrent en provençal, le langage courant chez leurs auditeurs et non dans le français des gens instruits. Ils allaient de village en village enseignant le « petit peuple » et passant de longues heures au confessionnal. Entre ces « missions paroissiales », le groupe se retrouvait pour une intense vie communautaire de prière, d’étude et de fraternité. Ils s’appelaient « Les Missionnaires de Provence ». Pour assurer la continuité de l’œuvre, Eugène entreprit une démarche audacieuse, celle d’en appeler au Saint-Père et de lui demander que son groupe soit reconnu comme congrégation de droit pontifical.

Sa foi et sa persévérance portèrent des fruits et c’est ainsi que le 17 février 1826, le Pape Léon XII approuvait la nouvelle congrégation sous le nom d’« Oblats de Marie Immaculée ». Eugène fut élu supérieur général et il continua d’inspirer et de guider ses membres pendant 35 ans encore, jusqu’à sa mort. Le nombre des oeuvres allait croissant : prédications, confessions, ministère auprès des jeunes, responsabilité de sanctuaires marials, visites de prisons, directions de séminaires, charges de paroisses. Dans leur accomplissement, Eugène insista toujours sur la nécessité d’une profonde formation spirituelle et d’une vie communautaire intense. Il aimait Jésus Christ avec passion et il était toujours prêt à assumer un nouvel engagement s’il y voyait une réponse aux besoins de l’Église. La « gloire de Dieu, le bien de l’Église et la sanctification des âmes » étaient à la source de son dynamisme intérieur.

  • Évêque de Marseille

Le diocèse de Marseille avait été supprimé après le Concordat de 1802. Quand il fut rétabli, c’est le vieil oncle d’Eugène, le chanoine Fortuné de Mazenod, qui y fut nommé évêque. Aussitôt, le nouvel évêque appela Eugène comme vicaire général et c’est ainsi que le chantier immense de la reconstruction du diocèse lui incomba. Après quelques années, en 1832, Eugène lui-même, fut nommé évêque auxiliaire de son oncle. Son ordination épiscopale eut lieu à Rome. Ce fut considère comme un défi au gouvernement français qui prétendait avoir le droit de confirmer de telles nominations. Il s’en suivit une bataille diplomatique serrée. Eugène en fut le centre : accusations, incompréhensions, menaces et récriminations. Ce fut une période douloureuse pour lui, douleur accrue encore par les difficultés croissantes de sa propre famille religieuse.

Cependant, il garda fermement le cap et finalement les affaires s’apaisèrent. Cinq ans plus tard, quand son Oncle se retira, il fut nommé évêque de Marseille.

  • Un cœur grand comme le monde

Bien qu’il ait fondé les Oblats de Marie Immaculée pour apporter d’abord les services de la foi aux pauvres des campagnes de France, le zèle d’Eugène pour le Royaume de Dieu et son amour pour l’Église amenèrent les Oblats à la pointe de l’apostolat missionnaire. Ceux-ci s’installèrent en Suisse, en Angleterre et en Irlande. En raison de son zèle, Eugène fut regardé comme un « second Saint Paul ». Des évêques missionnaires vinrent lui demander d’envoyer des Oblats dans leur champ apostolique en expansion. Malgré le petit nombre des membres de son Institut, Eugène répondit généreusement. Il envoya ses hommes au Canada, aux Etats-Unis, à Ceylan (Sri Lanka), en Afrique du Sud et au Basutoland (Lesotho). Missionnaires à sa manière, ils se répandirent en prêchant, baptisant, apportant à tous leur soutien. Fréquemment, ils s’installèrent dans des terres ignorées, établirent et dirigèrent de nouveaux diocèses et de multiples façons ils « osèrent tout, pour faire avancer le Règne de Dieu ». Pendant les années qui suivirent, l’élan missionnaire s’est poursuivi de sorte qu’aujourd’hui l’esprit d’Eugène de Mazenod est bien vivant dans 68 pays.

  • Pasteur de son Diocèse

Dans ce bouillonnement d’activités missionnaires, Eugène se révélait comme l’éminent pasteur du Diocèse de Marseille. Il assurait la meilleure formation à ses prêtres, établissait de nouvelles paroisses, construisait une nouvelle cathédrale ainsi que, dominant la ville, la spectaculaire basilique de Notre-Dame-de-la-Garde. II encourageait ses prêtres à devenir des saints, invitait un grand nombre de communautés religieuses à travailler dans son diocèse et prenait la tête de l’ensemble des évêques français pour appuyer le Pape dans ses droits. Il devint une figure reconnue de l’Église de France. En 1856, Napoléon III le nommait sénateur, et à sa mort il était le doyen des évêques de France.

  • L’héritage d’un saint

Le 21 mai 1861 Eugène de Mazenod retournait vers Dieu à l’âge de 79 ans. Ainsi se terminait une vie riche de réalisations dont plusieurs avaient été portées dans la souffrance. Pour sa famille religieuse et pour son diocèse, il avait été à la fois point d’appui et inspiration, pour Dieu et l’Église, il avait été un fils fidèle et généreux. Au moment de sa mort, il laissa une ultime recommandation : « Entre vous, pratiquez bien la charité ! La charité, la charité et dans le monde, le zèle pour le salut des âmes ». L’Église en le déclarant « Saint » le 3 décembre 1995, met en valeur ces deux traits de sa vie : l’amour et le zèle. Sa vie et ses oeuvres demeurent pour tous une ouverture sur le mystère de Dieu lui-même. Ceci est le plus grand don qu’Eugène de Mazenod, Oblat de Marie Immaculée, puisse nous offrir. »

Source :

Vatican de Mazenod

Informations

Notre-Dame de Lumière
84220 Goult

Tél : 04 90 72 49 89

sanctuaire Lumière

Sites à consulter

ndlumière diocèse Avignon

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Ouvrages à consulter
  • Père Michel du Saint-Esprit, Notre-Dame de Lumières
  • Père Louis Delarue, Chez les chapelains de Notre-Dame de Lumières

Biographie du Père Louis Delarue :

fanion vert rouge Biographie Delarue